Le Régiment royal de l’Artillerie

Les artilleurs canadiens ont apporté des contributions depuis longue date et avec honneur.  En 1880, la reine Victoria a approuvé la désignation « royale » pour les batteries et les écoles de l’artillerie.

En 1883, le gouvernement canadien a autorisé la formation du Régiment de   l’Artillerie canadienne.  En 1893, les unités de la Force régulière sont devenues Artillerie royale canadienne.  En 1895, les unités de la Réserve y ont été intégrées.  Le Régiment est devenu le Régiment royal de l’Artillerie en 1956.  Le nom a changé pour le Régiment royal de l'Artillerie canadienne en 1997.

Des artilleurs ont servi lors de la Rébellion du Nord‑Ouest (1885) et la guerre d’Afrique du Sud (1899-1902).  Ils ont servi lors de la Première Guerre mondiale (1914-1918) et de la Deuxième Guerre mondiale (1939-1945).

Ils ont ensuite servi durant la guerre de Corée (1950-1953) et en Allemagne de l’Ouest pendant la Guerre froide (1951-1992).  Ils ont servi lors de la 1re guerre du Golfe (1990-1991), d’opérations en Afghanistan (2001-2014) et de nombreuses opérations de maintien de la paix.

Aujourd'hui, le Régiment est présent dans 33 collectivités à travers le Canada et comprend des unités de la Force régulière et de la Réserve.

Les premières années

Cette histoire de la Milice du Canada couvre des centaines d’années.  En 1534, Jacques Cartier a lancé les premiers tirs d’artillerie le long de la côte atlantique.  Depuis, des pionniers ont servi dans les milices de la Nouvelle‑France et de l’Amérique du Nord britannique.

En 1793, la Loyal Company of Artillery se formait à Saint John (Nouveau-Brunswick).  L’unité existe encore, sous le nom de 3e Régiment d’artillerie de campagne, ARC.  La guerre de 1812 et les Rébellions de 1837-38 ont aidé à promouvoir la formation de nouvelles unités de milice.

La guerre de Crimée (1853-1856) a fait en sorte qu’il y avait moins de membres de la Force régulière britannique en Amérique du Nord britannique.  Le législateur canadien a adopté la Loi sur la milice de 1855, laquelle autorisait une milice de bénévoles dont le nombre peut aller jusqu’à 5 000, dont des batteries d’artillerie équipées et formées aux frais du gouvernement.

En 1855, cinq batteries d’artillerie formées de volontaires ont été constituées à Hamilton, Kingston, Montréal, Ottawa et Québec.  Il s’agissait des premières unités de milice de la Réserve ou de Milice active non permanente.

La fondation des Batteries A et B

En 1871, la Grande-Bretagne a retiré la plupart des autres membres réguliers britanniques, ce qui a poussé le gouvernement canadien à créer des unités de milice permanentes et à plein temps.

L’ordonnance générale no 24, datant du 20 octobre 1871, autorisait la formation des Batteries A et B de l’artillerie de garnison et des écoles d’artillerie.  Des artilleurs de la milice non permanente ont été transférés dans les batteries nouvellement formées.

La Batterie A s’est jointe à l’effectif de Fort Henry à Kingston (Ontario) sous le commandement du lcol French.  La Batterie B a occupé la Citadelle de Québec sous le commandement du lcol Strange, qui est devenu le père de l’Artillerie canadienne.

En 1887, la Batterie C a été formée à Esquimalt (Colombie‑Britannique).  Les  Batteries A et B ont formé la Royal Canadian Horse Artillery en 1905.  Durant la Première Guerre mondiale, elles ont été incluses à la Brigade de le RCHA, et durant la Deuxième Guerre mondiale, elles ont été intégrées au 1er Régiment d’artillerie de campagne, RCHA.

Artillerie de garnison et côtière

En 1871, l’Artillerie canadienne comprenait l’artillerie de campagne et l’artillerie de garnison.  Celles-ci ont assumé la responsabilité de la   défense côtière, de l’artillerie de garnison et l’artillerie de siège.

Le ministère de la Milice a permis d’établir la Royal Canadian Garrison Artillery (RCGA) en 1893.  Des concours d’artillerie se sont avérés un répit bienvenu de l’entraînement de la milice et des tours de garde.  Des artilleurs ont concouru pour des postes au sein d’équipes représentant le Canada en Angleterre.

En 1924, la RCGA a laissé tomber le mot « garrison » de son titre.  Les batteries sont devenues celles de l’Artillerie royale canadienne.  Durant les deux guerres mondiales, il était de leur devoir de rester derrière pour défendre le Canada.

La défense côtière a pris une plus grande importance durant la Deuxième Guerre mondiale.  La guerre sous-marine et aérienne est devenue une menace réelle.  Tous les canons dont on disposait ont été mis en service, même les vieux canons de 6 livres de la fin du XIXe siècle.

La Rébellion du Nord Ouest 1885

La rébellion opposait les peuples Métis et des Premières Nations au gouvernement du Canada.  Les Métis et les Premières Nations ont invité Louis Riel à les diriger.

Les hostilités ont commencé en mars 1885.  Une bande de Métis menée par Gabriel Dumont a affronté la Gendarmerie à cheval du Nord-Ouest à Duck Lake.  Les Batteries A et B ont été appelées et, bientôt, les artilleurs étaient en mouvement vers l’ouest.  En avril 1885, les deux batteries avaient rejoint les forces du major‑général Middleton.

La Batterie A a pris à partie les forces de Riel à Fish Creek et à Batoche.  La force de campagne de l’Alberta, sous les ordres du major‐général T. B. Strange, a combattu les Métis à la Butte aux Français.

La Bataille de Batoche (du 9 au 12 mai 1885) a entraîné la défaite des Métis et des Premières Nations.  Le gouvernement du Canada a exécuté Louis Riel pour trahison.  La rébellion et l’exécution de Louis Riel demeurent des sujets controversés.

La guerre d’Afrique du Sud 1899-1902

La guerre a éclaté en Afrique du Sud entre les Britanniques et les Boers en 1899.  Le Canada une force de volontaires pour aider les Britanniques.  Parmi les volontaires, on comptait les trois batteries de l’Artillerie de campagne – soit les Batteries C, D et E.

La Batterie C a aidé à relever la garnison du colonel Robert Baden-Powell qui était assiégée à Mafeking.  La Batterie D a aidé à sauver des canons de 12 livres durant la bataille de Leliefontein.  La Batterie E a aidé à la libération de Douglas sur la rivière Vaal.

Les Boers avaient changé la façon dont les Britanniques déployaient l’artillerie sur le champ de bataille.  Ils ne s’attendaient plus à ce qu’un adversaire engage des duels à découvert.  Les Boers utilisaient la dissimulation, le tir à longue portée et le tir de harcèlement à leur avantage.

En décembre 1900, les trois batteries d’artillerie du Canada avaient quitté l’Afrique du Sud. Certains Canadiens sont restés jusqu’à la fin de la guerre.  Les Boers se sont rendus le 31 mai 1902.  Le Canada a perdu au total 270 soldats  durant la guerre d’Afrique du Sud.

La Première Guerre mondiale 1914-1918

Au début de 1915, les Canadiens ont rejoint les Britanniques dans les tranchées de France et de Belgique.  Des Canadiens ont participé aux combats à l’échelle du front occidental.

L’artillerie a lancé des bombardements contre les tranchées, les mitrailleuses  déployées et les abris.  Le lcol A. G. L. McNaughton a mené le développement de techniques de contre-batterie pour cibler les canons ennemis.

En 1916, le Canada comptait quatre divisions et des centaines de canons.  Le brigadier E.W.B. « Dinky » Morrison, commandait l’artillerie.  Les principales pièces d’artillerie comprenaient le QF de 13 livres du RCHA, le QF de 18 livres et l’obusier de 4,5 po. de l’ARC.

La bataille de la crête de Vimy, du 9 au 12 avril 1917, a créé une nouvelle norme en matière de soutien de l’artillerie pour composer avec des positions ennemies bien défendues et des contre‑attaques.  Le barrage roulant a aussi évolué pour protéger les troupes en marche.  Ces développements ont aidé les Canadiens à remporter le combat, ce que n’avaient pu réussir les Britanniques et les Français.

Au printemps de 1918, les Allemands ont mis un dernier effort pour mettre fin à l’impasse en Europe.  Après quelques succès initiaux, l’Offensive du printemps a commencé à faiblir devant la résistance des Alliés.

Durant les Cent derniers jours, les Alliés étaient sur l’offensive pour vaincre  l’Allemagne et mettre fin à la guerre.  Des artilleurs canadiens se sont occupés des pièces d’artillerie de campagne, de l’artillerie montée et des canons antiaériens.  Les combats se sont arrêtés avac la défaite de l’Allemagne et la convention d’armistice signée le 11 novembre 1918. 

Durant la Première Guerre mondiale, des artilleurs canadiens ont soutenu l’infanterie à tout prix.  De 1914 à 1918, plus de 600 000 Canadiens se sont joints au Corps expéditionnaire canadien. Plus de 60 000 d’entre eux y ont laissé leur vie.  Le nombre des blessés s’est élevé à 170 000.

Deux batteries de campagne du Canada ont servi lors de l’intervention en Russie septentrionale (1918-1919).  Le Canada a aussi placé de l’artillerie de garnison sur l’île de Sainte‑Lucie dans les Antilles britanniques (1915-1919).

L’entre deux guerres 1919-1939

La Force permanente du Canada s’est amenuisée durant l’entre‑deux‑guerres.  La Force permanente représentait les brigades de le RCHA (Batteries A, B et C), une batterie moyenne, des batteries côtières et les deux Écoles d’artillerie.

La Réserve de l’Armée était petite mais active durant l’entre‑deux‑guerres.  Le Régiment royal a entrepris le processus de mécanisation.  La 3e Batterie moyenne, ARC, a été la première unité mécanisée, lorsqu’elle a reçu quatre tracteurs Leyland à six roues en 1929.

Dans les années 1920 et 1930, le carrousel équestre musical de le RCHA était célèbre.  Quatre équipages de 6 chevaux, avec pièces d’artillerie et avant-trains, galopaient sur des tracés en dédale.  Le major‐général J. H. Roberts a dirigé le dernier carrousel musical à Winnipeg en 1933.

Les dépenses pour la Défense ont augmenté durant les années 1930, mais pas de façon rapide.  Ce n’est qu’à la fin des années 1930 que le Canada a commencé à se réarmer.

La Deuxième Guerre mondiale 1939-1945

Durant les six années qu’a duré la guerre, le Canada a enrôlé plus  d’un million de personnes dans les Forces canadiennes.  En Europe, le Canada comptait cinq artilleries divisionnaires, deux artilleries du corps d’armée et deux groupes d’artillerie de l’Armée de terre.  Chacune de ces grosses unités comptait de multiples régiments d’artillerie attachés.

Au début de 1940, le rôle principal du Canada est devenu la défense des îles  Britanniques.  Des Canadiens ont pris part à l’évacuation de Dunkerque en juin 1940.  Le 19 août 1942, des troupes canadiennes, dont la 2e Artillerie divisionnaire, ont participé au désastreux raid sur Dieppe.

L’Artillerie de campagne a commencé avec les canons de 18-25 livres, puis elle a utilisé ceux de 25 livres et les canons automoteurs Sexton de 25 livres.  L’Artillerie moyenne a commencé avec des obusiers de 6 pouces, puis des obusiers de 4,5 pouces ou de 5,5 pouces.

Les Canadiens se sont rendus en Sicile en juillet 1943 et en Italie continentale en septembre 1943.  Au printemps 1945, les Canadiens avaient aidé à libérer l’Italie de l’Armée allemande.

Le 6 juin 1944, la 3e Division du Canada a débarqué à Juno Beach(France).  Juno était l’une des cinq plages du débarquement de Normandie.

Les Canadiens ont poursuivi la percée de la brèche de Falaise et la montée jusqu’aux côtes de la Manche.  Ensuite, il y a eu une poussée à travers la Belgique jusqu’à l’Escaut, la libération des Pays‑Bas et la bataille de Rhénanie.

Durant ces campagnes, les Canadiens ont exécuté des centaines de barrages.  Ils ont concentré leurs tirs sur les cibles ennemies.  Des centaines de pièces d’artillerie de différents régiments pouvaient tirer sur un même site.

À la mi-avril 1945, la 1re Armée canadienne avait chassé les Allemands de la Hollande.  Le 25 avril, les Américains et les Russes se sont rencontrés sur le fleuve Elbe.  Le 7 mai 1945, l’Allemagne s’est rendue. La guerre dans le Pacifique a pris fin trois mois plus tard avec la reddition du Japon le 15 août 1945.

Le Canada a perdu 45 000 militaires, dont plus de 2 000 artilleurs.

La guerre de Corée 1950-1953

Le 25 juin 1950, l’armée nord-coréenne a envahi la Corée du Sud. L’ONU a organisé une force de police multinationale pour défendre la Corée du Sud.

Le 7 août 1950, le gouvernement du Canada a autorisé l’envoi de soldats canadiens, dont le 2 RCHA.  Un train transportant des artilleurs du 2 RCHA a été marqué par la tragédie le 21 novembre 1950.  Dix‑sept soldats sont morts lors de la catastrophe de Canoe River.

Des unités de l’Armée canadienne ont bien combattu à Kapyong et lors d’autres batailles.  Des unités navales ont aussi joué un rôle important.  En mai 1952, le 1 RCHA a remplacé le 2 RCHA en Corée du Sud.  Le 81e Régiment d’artillerie de campagne, ARC, plus tard rebaptisé le 4 RCHA, a remplacé le 1 RCHA en avril 1953.  Le 27 juillet 1953, la guerre s’est arrêtée avec la signature Convention d’armistice en Corée.

Plus de 25 500 Canadiens servaient dans le théâtre de Corée au moment de l’armistice.  Au total, 516 Canadiens y ont perdu la vie.

La Guerre froide 1945-1991

La Guerre froide a commencé avec la défaite de l’Allemagne en 1945. Elle a pris fin avec la chute de l’Union soviétique en 1991.  En 1949, le Canada est devenu membre fondateur de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord.

En 1950, l’OTAN a établi une « force de défense intégrée » en Europe.  De 1951 à 1992, des régiments canadiens se sont alternés au service en Allemagne de l’Ouest.

Le Canada a signé le traité du Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord (le NORAD) avec les É.‑U. en 1958.  C’est une entente de défense interarmées contre une attaque nucléaire par l’Union soviétique, et elle demeure active.

Durant les années 1960, l’Artillerie royale canadienne a déployé la roquette de 762 mm.  La roquette Honest John utilisait des ogives nucléaires et des ogives non nucléaires conventionnelles.  Le Canada avait des armes capables de tirer  des armes nucléaires jusque dans les années 1980.

Plus de 1 200 Canadiens sont morts en service durant la Guerre froide.  Le Régiment royal continue de servir en tant que force de l’OTAN du Canada.

La première guerre du Golfe 1990-1991

En août 1990, la guerre a éclaté en Iraq après que ce pays ait envahi le Koweït.  Le 9 août 1990, le Canada a envoyé la 119e Batterie de défense antiaérienne, ARC, dans le golfe Persique.  Elle devait assurer la défense antiaérienne de trois navires canadiens dans le golfe Persique.  Les navires faisaient partie de l’engagement du Canada à l’égard de l’ONU.

Le Canada a stationné le 119e Batterie de défense antiaérienne sur des navires. La batterie a tenu des exercices de tir réel en septembre 1990.  Chaque navire comptait des artilleurs et des Javelin à bord.  Les navires canadiens sont arrivés dans le golfe Persique le 23 septembre 1990.  Ils ont effectué des tâches de patrouille de l’ONU, y compris l’abordage de navires, dans le cadre de l’embargo imposé à l’Iraq.

La 119 n’a tiré sur aucun aéronef ennemi.  Le 13 mars 1991, elle est revenue au Canada.  Le Canada n’a eu recours à aucune unité terrestre.  Le Canada n’a signalé aucune victime canadienne durant la 1re guerre du Golfe.

Maintien de la paix de 1945 à aujourd’hui

Depuis la Deuxième Guerre mondiale, les Forces canadiennes ont envoyé des artilleurs lors d’au moins 33 déploiements dans le monde.

En 1956, Lester B. Pearson a valorisé le rôle international du Canada en matière de maintien de la paix.  Durant la crise du canal de Suez, le Canada a envoyé des soldats pour stabiliser la région.  Pearson a aidé à créer la Force d’urgence de l’ONU (FUNU). M.  Pearson a reçu le prix Nobel de la paix pour ses efforts.

Plus de 25 000 Canadiens ont effectué des missions de six mois de la FUNU à Chypre, entre 1964 et 1993.  Depuis 1974, plus de 12 000 Canadiens ont servi au plateau du Golan, dans la Syrie occupée.  Entre 1948 et 1988, les Canadiens ont représentée 10 % des casques bleus de l’ONU, ce qui correspond à 80 000 personnes.

Après la Guerre froide, les Forces canadiennes se sont concentrées sur le maintien de la paix et le rétablissement de la paix.  En 1993, le Canada a envoyé  le 1 RCHA en Yougoslavie, avec des mortiers de 81 mm.  Ils ont lancé des obus éclairants comme moyen de dissuasion.

Depuis 1947, plus de 125 000 Canadiens ont servi dans le cadre de missions de l’ONU.  Au total, 130 Canadiens y ont perdu la vie.

Opérations en Afghanistan 2001-2014

Le 11 septembre 2001, des terroristes ont lancé une série d’attaques sur les États‑Unis.  Le 7 octobre 2001, les É.‑U. et leurs alliés ont envahi l’Afghanistan.

Après la chute du gouvernement taliban, l’ONU a autorisé une force dirigée par l’OTAN.  En 2002, le Canada a mobilisé un groupement tactique pour combattre en Afghanistan.  Les soldats des FC patrouillaient à Kaboul et ont aidé à rebâtir l’Armée afghane.  L’infanterie, l’artillerie et les blindés du Canada ont pris part aux opérations terrestres.

En février 2006, des artilleurs ont utilisé l’obusier léger M‑777 de 155 mm.  Des Canadiens ont été les premiers à utiliser le M‑777 au combat.  Le rôle de combattant du Canada en Afghanistan a pris fin en 2011.  La majorité des soldats canadiens ont quitté l’Afghanistan, et ceux qui sont restés se sont concentrés  sur la formation de l’Armée et de la Force policière afghanes.

Plus de 40 000 membres des FC ont servi de 2001 à 2014.  Au total, 158 soldats canadiens y ont laissé la vie, dont 9 artilleurs.

 

Le Régiment royal – Aujourd’hui

Aujourd’hui, le Régiment royal compte des unités de la Force régulière et de la Force de réserve.  L’Armée canadienne appelle les unités de la Force régulière le Royal Canadian Horse tandis que ceux de la Force de réserve sont les Régiments d’artillerie de campagne, ARC.

La Force régulière compte cinq unités, dont quatre régiments opérationnels et une école d’artillerie.  Les quatre régiments de première ligne sont le 1 RCHA à Shilo, le 2 RCHA à Petawawa, le 4 RAAG à Gagetown et le 5 RALC à Valcartier.

L’Artillerie royale a des unités de la Force de réserve à l’échelle du Canada.  Le capitaine‑général du Régiment royal est le souverain régnant.  Le colonel‑commandant est le chef honoraire du Régiment royal.

L’artilleur-major est l’officier général le plus haut gradé de l’Artillerie.  Le colonel régimentaire assurer la direction des lignes d’opération.  Le Commandant de la maison mère aide au maintien des traditions et de l’histoire du régiment.